L’épuisement professionnel (ou burn out) se définit comme une expérience psychique négative à mettre en lien avec un stress émotionnel et chronique causé par un emploi généralement tourné vers l’aide d’autrui. En effet, pour ces travailleurs, l‘implication personnelle est en lien étroit avec des atteintes de leur intégrité physique et psychique. De plus, l’épuisement professionnel est un syndrome tridimensionnel se caractérisant par la présence d’une importante fatigue (dénommée “assèchement émotionnel”),  d’un comportement cynique (c’est-à-dire d’un désintérêt émotionnel envers autrui) et d’un sentiment de perte d’accomplissement personnel. Cet épuisement s’accompagne généralement d’une importante insatisfaction professionnelle. 

Le burn-out est-il différent de la dépression ?

Oui, le burn-out est bien différent de la dépression. Considérée comme l’un des troubles mentaux les plus fréquents au sein de la population générale, la dépression se caractérise par un trouble de l’humeur. Il résulte de différents facteurs d’ordre psychologique, biologique et socio-environnemental. La dépression se distingue de la déprime par sa durée, par l’intensité de ses symptômes, par la souffrance qu’elle génère ainsi que par son impact sur la vie quotidienne.

Selon le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), la symptomatologie dépressive se décrit comme une combinaison de critères qui correspond à la définition de l’épisode dépressif majeur. Un tel épisode se caractérise par une perte d’intérêt ou de plaisir généralisé. Cette humeur dépressive doit durer toute la journée, presque chaque jour, pendant une durée d’au moins deux semaines consécutives. Durant cette période, on recherche l’apparition de symptômes ayant un retentissement sur l’activité quotidienne. Il en faut au minimum quatre parmi la liste suivante pour pouvoir parler d’épisode dépressif majeur : insomnie, fatigue, ralentissement psychomoteur, changement d’appétit, modification de poids, difficultés de concentration ou de prise de décisions, sentiment de dévalorisation ou de culpabilité, idées de mort récurrentes, ou dans le pire des cas, tentatives de suicide.