Un métier mal connu

 

            1) Par les étudiants

Une large variété de métiers s’ouvre après l’obtention du diplôme de vétérinaire. Cette palette de profession est peu connue par les étudiants qui pensent en premier lieu au vétérinaire praticien. Or, près d’un quart des vétérinaires inscrits à l’Ordre n’exercent pas en clinique.

Malgré différentes initiatives d’information des étudiants vétérinaires comme la mise en place de section “Junior”, l’invitations de professionnels au sein des cursus de formation, les étudiants sont encore aujourd’hui victimes d’une certaines idéalisation de la profession. Environ 40% des étudiants sont d’avis qu’il existe un écart important entre la vision qu’ils ont du métier et la réalité. Un des points particulièrement évoqués est le pression au travail ainsi que les horaires importantes.

D’autre part, le manque d’enseignement en matière de management et de travail d’équipe apparaît pour de nombreux étudiants et diplômés une lacune importante dans leur formation. Ils ne sentent ainsi bien vien préparés à la réalité du métier.

            2) Par le grand public 

Il existe un fossé entre la réalité du métier et sa représentation dans l’imaginaire collectif. Le vétérinaire est généralement considéré comme une personne nantie et privilégiée.

D’une part, dans ce contexte, les difficultés psychologiques sont peu reconnues et acceptées de la part de la population générale.

D’autre part, l’apparence privilégiée de la profession pousse de nombreux clients à considérer qu’il est du devoir du vétérinaire de soigner gratuitement les animaux du fait de sa vocation tournée vers l’éthique animale. Ce genre de pensées participe à l’installation d’un conflit interne chez le vétérinaire qui est tiraillé de devoir choisir entre privilégier la santé animale ou sa propre santé économique.

 

L’idéal du soignant face à la réalité du métier

 

Au cours de son exercice, le vétérinaire se voit en charge de tâches qu’il ne pensait pas réaliser en postulant pour cette profession. C’est le cas notamment des formalités administratives et de gestion. Le praticien peut se retrouver surpris d’avoir à effectuer ces tâches alors que son objectif premier, et souvent la source de sa vocation, reste le soin aux animaux.

Dans ce genre de situations, la lassitude professionnelle peut survenir rapidement après le passage à l’exercice. Plus précisément, elle apparaît à 49 % entre 10 et 15 ans d’ancienneté.

Il est primordial de lutter contre cette idéalisation de la profession tant dans l’imaginaire collectif afin d’améliorer les relations à la clientèle, que dans celui des étudiants vétérinaires dans le but de les préparer au mieux à l’exercice de leur futur métier.

 

Bibliographie

  * VetFutursFrance. (2018). Le livre bleu : comprendre et anticiper les mutations.